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26 Mar

Comment devenir voyant.e ? #01

La voyance, une propriété de la conscience

Photo by Tim Gouw on Unsplash

Au début du XXème siècle, l’idée que l’on se fait du fonctionnement de la capacité de voyance est souvent associée à des représentations impliquant des ondes ou des énergies. Historiquement, on pensait que les informations perçues étaient transmises par une source comme l’est un message radiophonique via les ondes électromagnétiques.

Aujourd’hui, à cette idée encore répandue s’adjoint souvent un système de croyance autour de la notion galvaudée d’énergie. On parle ainsi de vibrations, de transmissions, de canalisations et la voyance est alors considérée comme une faculté utilisant ces concepts un peu vagues évoquant l’idée qu’une transmission d’informations s’opère entre quelque chose qui “émet” et quelqu’un qui “reçoit” : le voyant.

L’idée que tout cela repose sur la captation d’un signal venu d’ailleurs doit être compris comme une métaphore.

Toutes les recherches menées sur l’intuition et les perceptions dites extra-sensorielles tendent à montrer le même chose : la voyance est à la fois un phénomène de prise de conscience d’une information disponible et un processus cognitif consistant à exprimer ce qui est perçu.

 

 

La voyance : une prise de conscience d’abord

La conscience d’un individu n’est pas un tout enfermé dans son corps.

Celle-ci peut s’imaginer comme deux parties. L’une d’elle – certains la nomment inconscient ou subconscient – est en partie non-locale. C’est à dire qu’elle est transpersonnelle et baigne dans un champ d’informations globales contenant tout ce qui existe.

Cette matrice d’information non-locale est difficile à représenter. Elle peut partiellement s’assimiler à l’idée de Jung lorsqu’il définit l’inconscient collectif.

Elle est à la fois nulle part et partout ainsi que jamais et tout le temps. Tout ce qui est, a été et sera existe comme une base de données infinie et vivante à laquelle tout individu, se trouve relié… par son inconscient.

Puisque toutes les informations sont intriquées, cette partie de la conscience a accès à toutes les informations se trouvant dans cette base de données infinie.

L’autre partie de la conscience est celle qui est individuelle, localisée ici et maintenant, dans notre monde matériel et comme prisonnière de notre corps. La première partie peut communiquer avec la seconde mais cela reste souvent un processus inconscient : jaillissement d’idées, intuitions fulgurantes, rêves, etc.

En temps normal, ces deux parties sont séparées par une sorte de barrière plus ou moins poreuse. Cette barrière évite ou empêche l’individu d’être plongé en permanence dans un bain d’informations qui le noierait et l’empêcherait de vivre.

Lorsqu’un phénomène de voyance sauvage – non souhaité ou non provoqué – se produit, on peut imaginer la survenue d’un « trou » dans la barrière.

L’individu qui se retrouve avec des expériences de cette nature – prémonitions soudaines, intuition fulgurantes – perçoit soudainement par ce « trou » des informations inaccessibles normalement mais présentes dans la partie de sa conscience non locale. Pourquoi cela se produit est un autre débat. Cela peut s’expliquer rapidement par des facteurs psycho-émotionnels qui fragilisent la paroi entre les deux parties de la conscience et la rendent plus poreuse qu’habituellement. C’est ce qui peut expliquer aussi comment des personnes fragilisées sur le plan émotionnel – deuil, choc affectif, accident de la vie – vivent des expériences exceptionnelles dont des phénomènes de voyance non désirés et souvent déstabilisants.

Dans le cas d’un phénomène de voyance désiré c’est-à-dire provoqué, c’est l’intention du voyant qui depuis sa conscience individuelle, désire obtenir de l’information sur un sujet précis. Cela provoque une ouverture sur l’autre partie de sa conscience, celle non locale. Comme toutes les informations sont intriquées, la partie non locale de la conscience du voyant est reliée aux informations ciblées, normalement inaccessibles. Cette ouverture peut être considérée comme une ouverture de conscience sur les informations ciblées.

Voyance : un processus cognitif

Comme lorsqu’un programme ouvre un fichier informatique pour le lire, la conscience individuelle effectue en quelque sorte la même tache avec les informations ciblées qui se trouvent dans sa partie non-locale. Ces informations se manifestent au voyant au travers de son corps et de ses cinq sens.

Sensations visuelles ou auditives, kinesthésiques ou olfactives, gustatives ou mouvements réflexes sont autant de moyens qu’emploie l’information pour être conscientisée.

On peut imaginer cela comme un cocktail de sensations qui pour la plupart vont s’assembler en images signifiantes pour le voyant – les fameux flashs – en idées, en symbole. C’est un véritable exercice de conscientisation permettant de transcrire l’information brute – intuitive – par sa conscience individuelle en termes intelligibles.

Cette conscientisation est d’ailleurs pleine de pièges : l’information brute disponible dans la partie non locale de sa conscience est rarement parfaitement retranscrite par le voyant. De grandes différences existent en termes de qualité et de quantité car le processus est extrêmement rapide.

En réalité, il est instantané : les informations à percevoir apparaissent toutes d’un coup. Toutes les conscientiser revient à regarder une fraction de seconde une gigantesque toile de maître et être capable d’en restituer tous les détails. Il est rarement possible de donner la totalité – potentiellement infinie – des informations perçues.

De plus, le voyant se constitue de nombreux filtres. Sa psychologie, ce qu’il connait, ses croyances, la richesse de son vocabulaire, son aisance à l’oral ou même son état de forme sont autant d’éléments qui peuvent déformer ou empêcher des informations d’êtres bien exprimées.

Schéma et modelage d’une session de voyance en aveugle (Remote Viewing) réalisée par Alexis Tournier sur le lieu “Place de l’Étoile” à Paris. On remarque que les notions d’arches, au centre, sont correctement perçues… mais pas agencées de la bonne façon.

Des interprétations artificiellement fabriquées par lui peuvent jaillir inconsciemment pour donner du sens à des informations brutes. On obtient alors au final un mélange d’informations qui sont justes – intuitives dirons-nous – et des informations qui peuvent être fausses parce qu’elles ne sont que des informations issues de sa conscience individuelle, des interprétations de son cerveau, de sa partie mentale.

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